Cédric Matet
Photographe plasticien. Allégories, portraits et territoires : la carte posée sur le visage, l’or comme mémoire.
Les Gardiennes
Une allégorie est un miroir, un double qui évoque le concept, le site. Cette projection est au cœur de la démarche : ce qui se construit, couche après couche, quelle que soit sa nature.
L’allégorie est ici urbaine, territorialisée. C’est l’esprit du lieu qu’il s’agit de traduire. L’image ne décrit pas la ville de façon formelle ; les médiums cherchent plutôt à l’incarner. Les cités sont projetées au-delà de leurs frontières : je ne prends pas les images, je représente, je redéfinis.
Ce que nous sommes
Ils sont l’Afrique, un continent, des paysages, une ville, un fleuve, mais pas seulement. Ils sont ce que nous sommes : un peuple métissé, hétéroclite et riche de ce qu’il apporte à la cité.
J’ai travaillé sur leur visage, leur voix, leurs actions sur la ville et la région. Un dialogue autour de ce qui pourrait constituer une société plurielle et fraternelle. Ils auraient pu être cent ; ils ne sont qu’un infime et vibrant extrait de notre société.
Derrière les masques
Vingt jours de confinement au CHU. Un studio de fortune installé dans l’hôpital, plus de deux cents visages. Je les ai mis en scène simplement, pour révéler ce qu’ils sont : un collectif, une corporation, une beauté qui parle d’engagement.
Dans la série or, les disques dorés reprennent les premières images microscopiques du virus, posées sur les visages comme une empreinte de cette période.
Voir le film →L’humain dans son jardin
Une leçon d’Hippocrate, une chimère botanique et anatomique. Depuis près de quatre cents ans, le Conservatoire d’anatomie et son voisin le Jardin des plantes se regardent ; nous avons essayé d’en interpréter le dialogue.
Les 800 ans de la Faculté de médecine sont le prétexte à donner vie, sentiments et intentions à ces pièces uniques, pour célébrer l’humain et la transmission.
Les Métamorphé.es, le film →Les Passagers
Comment faire de la migration un objet d’art, sans tomber dans la facilité du discours sur le déplacement de masse ? En mettant en lumière des passeurs d’histoire, dans une démarche immersive, sonore et plastique.
Nous sommes tous des passagers, et nous portons en nous les traces de nos exils, de nos terroirs et de nos légendes personnelles. Portraits, cartographies, paysages anamorphosés, alphabets, voix et musiques racontent nos sujets comme autant d’allégories.
Voir le film →Beidaoui(es)
Avant tout, Casablanca est mon sujet : une ville mythique et vibrante, terre d’accueil, carrefour des cultures et monstre protéiforme. Cette galerie de portraits, icônes contemporaines, raconte ma découverte de l’espace et mon appropriation des lieux.
Voir le film de résidence →Atlas
Je considère le territoire comme une identité aux multiples facettes, des calques successifs générés par la mémoire et les rencontres. Les villes frontières seraient une réalité fragmentée, en mutation permanente ; la carte, un de ces fragments ; le portrait, une allégorie.
Le visage urbain n’est pas un décor, plat et fini, mais un personnage vivant, respirant et narratif.
L’étoffe même du corps
Le corps est véhicule et vecteur : il trahit les émotions et change le monde dont il fait partie. Chaque personne exprime différemment plaisir, douleur, envie ; ce sont ces allers-retours qui m’intéressent, et l’interaction du corps avec l’espace, avec l’autre, avec lui-même.
Le corps trahit et cache. C’est ce que nous voulons voir.
Voir le film →






































